Brossant le portrait d’un homme désemparé, mais foncièrement authentique, l’auteur excelle à montrer qu’au-delà des épreuves et du désarroi vécus par Paul, personnage principal, l’existence est toujours traversée par quelques évocations lumineuses.

Son existence bascule quand il apprend qu’il est contaminé par le VIH et qu’il découvre des photographies attestant de la participation de son grand-père aux exactions commises par des Waffen-SS. Cet événement alimentera les épreuves et les péripéties psychiques qui répandront leurs lots de souffrance. Cependant Paul reste porté par le désir d’un absolu.

Le « Nom dit » est une invitation à voyager au cœur de questionnements philosophiques. Un roman qui témoigne de l’importance du nom et des paroles dont leurs absences feront place à un manque douloureux. Paul l’apprendra à ses dépens. Il s’accrochera aux grandes figures historiques qui ont su éclairer notre monde par leurs œuvres.

Ce récit initiatique transporte le lecteur dans une réflexion ouverte. Habité d’une impulsion poétique il débouche sur des réflexions lucides et lumineuses. Une manière pour le lecteur de découvrir en quoi l’œuvre d’art et la culture sont porteuses d’interrogations bouleversantes et propices à lever le voile sur le sens de l’existence et de surcroît à devenir un antidote contre toute morosité sociale.